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« Les nuits fauves », Cyril Collard, 1989, Flammarion
15 ans déjà que Cyril Collard, jeune auteur au talent certain, était fauché par le sida.
Il nous laisse un livre phare, culte pour toute une génération, un livre juste, osé, vivant... « Les nuits fauves ».
Ce livre largement autobiographique raconte l'histoire de Jean, 30 ans, séropositif.
Il aime les garçons, partage avec eux des étreintes violentes et crasseuses, la nuit sous les ponts de Paris. C'est en lui : il ne peut se passer de ces rencontres anonymes.
Il aime aussi les filles, une fille. Laura, 17 ans. Par peur, lâcheté, inconscience, il lui cache sa séroposivité et ne se protège pas lors de leur premier rapport. Il l'a peut-être contaminée. Mais elle reste, s'accroche et surtout refuse de le partager . Leur histoire d'amour devient passionnelle, obsessionnelle. Laura ira jusqu'à la folie pour garder auprès d'elle cet oiseau noir qui ne cesse de voler vers d'autres corps.
« Les nuits fauves » reste un livre qui choque bien sûr mais qui pousse à la réflexion : réflexions sur la vie, la responsabilité mais aussi sur la nature humaine et ses faiblesses que, parfois, rien ne légitime.
En le refermant, on ne peut se contenter de l'éternel débat manichéen du bien et du mal, ce serait trahir cette histoire.
A l'heure où le sida fait toujours plus de victimes, il est étonnant de constater que ce roman n'est plus édité, que le film éponyme n'est plus diffusé... Pourquoi passer sous silence ce témoignage vrai et sans complaisance pour ce qui concerne l'éthique? La peur de déranger les bien-pensants, les défenseurs d'une pseudo moralité ?
C'est à nous, passeurs de mots, de permettre à ce livre d'exister encore et malgré tout.
« Il fait beau comme jamais. Je suis vivant ; le monde n'est pas seulement une chose posée là, extérieure à moi-même : j'y participe. Il m'est offert. Je vais probablement mourir du sida, mais ce n'est plus ma vie : je suis dans la vie. » Cyril Collard.
Sophie Maghe
« Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi », Mathias Malzieu, J’ai lu, 2006
Mathias Malzieu est le chanteur déjanté du non moins déjanté groupe Dionysos.
Il livre ici un roman court, indéniablement autobiographique, qui n’est pas sans rappeler l’univers fantasmagorique de Tim Burton.
Mathias, chanteur trentenaire, doit faire face à la mort de sa mère et à l’intolérable souffrance qui le dévore.
Alors qu’il s’enfonce dans le froid et le vide, apparaît un étrange géant de 4.5 mètres nommé Giant Jack, docteur en ombrologie…Il vient aider Mathias à soigner son deuil et à retrouver le monde des vivants.
S’ensuit un parcours initiatique parsemé de larmes, de souvenirs, de sourires qui prendra fin par une visite au pays des morts. Ce voyage onirique symbolise le passage obligé à l’âge adulte, adulte que l’on devient sans pour autant perdre son âme d’enfant.
Ce livre est un petit bijou de tendresse et de poésie, qui touche en plein cœur et laisse le regard humide.
Petit clin d’œil à l’incroyable Giant Jack : après avoir aidé Mathias entre les pages de ce livre, il a aujourd’hui sa propre chanson dans l’album « Monsters in love » de Dionysos.
Le rêve continue…
Sophie Maghe
Bibliothèque de Courcelles
« Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi », Mathias Malzieu, J’ai lu, 2006
Mathias Malzieu est le chanteur déjanté du non moins déjanté groupe Dionysos.
Il livre ici un roman court, indéniablement autobiographique, qui n’est pas sans rappeler l’univers fantasmagorique de Tim Burton.
Mathias, chanteur trentenaire, doit faire face à la mort de sa mère et à l’intolérable souffrance qui le dévore.
Alors qu’il s’enfonce dans le froid et le vide, apparaît un étrange géant de 4.5 mètres nommé Giant Jack, docteur en ombrologie…Il vient aider Mathias à soigner son deuil et à retrouver le monde des vivants.
S’ensuit un parcours initiatique parsemé de larmes, de souvenirs, de sourires qui prendra fin par une visite au pays des morts. Ce voyage onirique symbolise le passage obligé à l’âge adulte, adulte que l’on devient sans pour autant perdre son âme d’enfant.
Ce livre est un petit bijou de tendresse et de poésie, qui touche en plein cœur et laisse le regard humide.
Petit clin d’œil à l’incroyable Giant Jack : après avoir aidé Mathias entre les pages de ce livre, il a aujourd’hui sa propre chanson dans l’album « Monsters in love » de Dionysos.
Le rêve continue…
Sophie Maghe
Bibliothèque de Courcelles
Voici quelques temps, un heureux hasard m’a permis d’acquérir un ouvrage manquant à ma collection d’auteurs courcellois. En effet, cherchant sur le Net un exemplaire d’occasion du roman policier Meurtre dans un oflag de l’auteur gouytois Raymond Troye (1908-2003), quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre que les Editions Labor venaient de rééditer ce livre initialement paru aux Editions Dessart.
Je me suis donc précipité chez mon libraire préféré pour l’acquérir. Par chance, l’ouvrage était en rayon. Il ne me restait donc qu’à l’acheter et le lire.
L’action de Meurtre dans un oflag se déroule dans le microcosme d’un camp de prisonniers de guerre durant la seconde guerre mondiale. Après une représentation théâtrale, un meurtre est commis. André Jadin a été assassiné !
Francen pense défaillir de joie ! Son ex-ami d’enfance, son pire ennemi est mort. Sujet à des pertes de conscience dues à un éclat de shrapnel, Francen se persuade qu’il est le meurtrier.
Un de ses compagnons de captivité et policier dans le civil, Ledru décide de mener l’enquête et l’entraîne dans son sillage…
Meurtre dans un oflag m’a tenu en haleine jusqu’au bout. L’intrigue est originale. Les preuves matérielles et les moyens manquent ! Francen est-il coupable ? Ledru le démasquera-t-il ?
Cependant , le principal intérêt de l’histoire réside dans le fait que le Lieutenant Troye l’a écrite en captivité et raconte au quotidien la vie des prisonniers de guerre.
Ce livre est paru aux éditions Labor en 2006 (collection Espace Nord).
Luc Heuchon Employé de bibliothèque
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