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UN AUTEUR DE BANDES DESSINEES COURCELLOIS REALISE DES FILMS
Yokanaan : un film de Fred Poorbex. Compte-rendu de la projection d'octobre
2007.
En octobre 2007, le dessinateur de B.D. Fred Poorbex ( Fredéric Pourbaix ) a fait découvrir à un parterre d’intéressés une autre facette de son artistique boulimie : le cinéma. C’est ainsi que nous avons eu la chance de voir sur grand écran quatre courts-métrages mis en scène et réalisés par ce sympathique prof de math. La pièce maîtresse et le court-métrage le plus abouti de la projection était le film Yokanaan.Osons affirmer que le cinéma de Fredéric Pourbaix est le fruit de l’amitié et du hasard. Sa « première » expérience cinématographique en dehors du contexte scolaire fut le court-métrage Des chaussures pareilles. Le tournage était tout à fait improvisé. Il fut réalisé avec son épouse Nathalie et un couple d’amis lors d’une journée au temps mitigé pendant les vacances d’été.La réalisation du court-métrage Eskal eut lieu l’année suivante. Cette fois, la réalisation de ce film à caractère fantastique est pensée et Fred fait appel aux effets spéciaux.La genèse de Yokanaan est différente. Ayant participé aux deux précédentes réalisations de Fred, Isabelle Deliener lui a fait part de son idée d’un film racontant l’histoire de Salômé la Danseuse, d’Hérodiade le Tétrarque et du prophète saint Jean-Baptiste alias Yokanaan.Fred se laisse convaincre et s’atèle au scénario avec Isabelle. Ils s’inspirent de la pièce de l’écrivain irlandais Oscar Wilde. Isabelle Deliener a l’excellente idée de mettre les textes incantatoires de l’auteur namurois Vincent Watelet dans la bouche de Yokanaan.
Signalons que la séance s’est terminée d’une manière plus légère avec Le Kiosque tourné dans le parc de Mariemont. Cette petite fable souriante était jouée par la troupe de théâtre amateur dont Frédéric fait partie, la Troupe R3. Méfiez-vous des GSM !!!
Fredéric Pourbaix est né le 6 juin 1974 et vit à Trazegnies. Très tôt, il dessine et s’intéresse aux pratiques audio-visuelles. Ses premiers « vrais » dessins paraissent dans la rubrique « Rédac’ Jeunes » du journal « La Nouvelle Gazette » dans les années 80.Il réalise sa première expérience audiovisuelle à l’âge de 8 ans. C’était un petit film animé. Frédéric avait déjà à l’époque l’envie de mélanger les genres.Après sa licence en math décrochée à l’UMH EN 1996, il y occupera les postes d’assistant pédagogique et d’assistant de recherche à l’UMH pour les projets didactiques inter-réseaux de l’enseignement secondaire.Dans le même temps, il dessine des illustrations pour les revues Math- jeunes et Math-jeunes junior. Revues auxquelles, il collabore encore de nos jours. Les dessins humoristiques de Frédéric Pourbaix ornent surtout les couvertures de ces magazines. Nous pouvons également retrouver les héros Hink et Honk en couverture du bimestriel Mathématique et pédagogie.Parallèlement à cela, il enseignera dans divers établissements d’enseignement secondaire. C’est d’ailleurs lors de son passage à l’A.R. de Couvin qu’il réalisera quelques courts-métrages avec la complicité de plusieurs élèves et professeurs.En 2005, il réalise enfin un de ses rêves. Il publie son premier album de B.D. : Robotomie chez MPF éditions sous le pseudonyme de Fred Poorbex. Pour terminer sur une note sérieuse, Frédéric Pourbaix a participé en 2001 à la rédaction du livre Structurer l’enseignement des mathématiques par des problèmes avec Jean-Pierre Cazzaro, Guy Noël, Philippe Tilleuil. Cet ouvrage est paru chez Deboeck & Larcier.Luc Heuchon,Employé de bibliothèque.
L’hommeD’origine française, Jean Droit a passé une partie de son enfance à Courcelles, commune du Hainaut belge. Toute sa vie, il se souviendra de ce petit coin de Wallonie et restera attaché à la Belgique, sa seconde patrie. Issu de la bourgeoisie, Jean Droit est un personnage plus complexe qu’il n’y paraît.Artiste et patriote convaincu, il se situe politiquement à droite. Lors des manifestations des Croix de Feu dont il est membre, il n’hésite pas à faire le coup de poing lors de batailles rangées entre factions d’anciens combattants. Néanmoins, après la défaite de la France en 1940, Jean Droit se sent trahi par le Maréchal Pétain. Il est profondément meurtri dans l’âme, écoute Radio Londres et est sensible aux discours du Général De Gaulle. Bizarrement, il n’entre pas dans la résistance armée. Peut-être se sent-il trop las ou trop vieux pour encore servir son pays ?Cependant, nous devons surtout nous souvenir de Jean Droit en sa qualité de pédagogue. En effet, il s’est investi corps et âme dans l’aventure scoute belge et française. En Belgique, il s’est surtout illustré dans le scoutisme pluraliste dont il est un des initiateurs. Ce qui est assez paradoxal puisqu’il était catholique. Et scout, il le restera jusqu’à son dernier jour.Jean Droit est aussi un homme féru de nature et voue une admiration sans borne à la culture amérindienne. Il croit à la famille et est fidèle en amitié. C’est également un homme de mémoire et il n’oublie pas ses camarades de combat tombés lors de la grande boucherie.
Son œuvre artistique
L’œuvre artistique de Jean Droit est riche. Dans un premier temps, il exerce son talent en Belgique. Pris dans la tourmente de la Première Guerre mondiale, il restitue ce conflit à travers des dessins d’une étonnante modernité. Le style de Jean Droit est précurseur du style de certains dessinateurs de bandes dessinées réalistes actuels. Après la guerre de 14-18, il se rend en Camargue où il a réalisé des dessins de gardians pour la revue L’Illustration. Un de ceux-ci n’a rien à envier au graphisme d’un Jigé ou d’un Giraud. Entre les deux guerres mondiales, sa maîtrise du dessin et de l’aquarelle est parfaite. Il excelle dans l’illustration de classiques de la littérature. Ces illustrations sont réalisées dans un charmant style romantique suranné et souvent légèrement coquin. On lui doit également de jolies affiches publicitaires de styles très différents. Les ouvrages qu’il écrit pour les jeunes scouts sont illustrés de dessins simples mais agréables à l’œil.
Jean Droit et le scoutismeEnfin, Jean Droit est un des pionniers avec son ami Picalausa et Harold Parfitt de la création des Boy-Scouts de Belgique (B.S.B.) en 1910. Scout, Jean Droit le restera toujours et participera chaque année à des camps dans notre pays. Son totem est Loup bavard. Nous ne savons pas exactement pourquoi il fut séduit par le scoutisme mais, il fut surtout acquis à un scouting de terrain fortement teinté d’indianisme vu l’admiration qu’il voue aux Indiens d’Amérique du Nord.
En octobre1912, la 4ème unité des Boys-Scouts de Belgique, unité scoute à laquelle a appartenu Jean Droit, est constituée à Bruxelles. Le scout-master placé à sa tête se nomme Jean Sierens.
A partir de février 1913, la revue Le Scout paraît et Jean Droit participe à son élaboration. Il réalise, entre autres, des illustrations de couverture. La parution de la revue sera suspendue pendant la première guerre mondiale. Jean Droit dessine également divers documents de propagande B.S.B.
A ce propos, Sandra Lovato écrit dans son mémoire Un « art scout » ? : … Jean Droit sait parfaitement représenter le « bon produit ». Elle note également : … point de vue strictement technique, il y a une différence manifeste par rapport au dessin d’Hergé. Il est vrai qu’il n’y a pas photo, le dessin d’Hergé à cette époque est assez rudimentaire.Le 23 octobre 1913, Jean Droit succède à J. Sierens à la barre de la 4ème unité des B.S.B. de Bruxelles.Quelques mois plus tard, la grande boucherie commence. Le 3 août 1914, l’Allemagne déclare la guerre à la France et à ses alliés. Jean Droit rentre en France avec son frère Raoul se mettre au service de la patrie en danger. Il est mobilisé à Toul. Ensuite, il rejoint le 226e Régiment d’Infanterie à Nancy et reçoit le grade de caporal.Le 14 octobre 1918, son journal de guerre nous confie : Heureusement, nous sommes en Belgique. Ma Belgique ! ma seconde Patrie ! … Le lundi 11 novembre, l’Armistice est signé et le dimanche 1er décembre 1918,le lieutenant Jean Droit entre triomphalement dans Bruxelles à cheval avec le 226ème. Il conclut son journal de guerre par ces lignes : Le 25 août 1914, avec nos képis rouges dans les avoines de Courbesseaux, il s’en était fallu de si peu. Si souvent d’ailleurs, il s’en était fallu de si peu.En avril 1919, la revue Le Scout reparaît. J.-L. Herrin écrit à propos de Jean Droit : Ex-S-M. (Scout Master) de la 4ème troupe de Bruxelles, le lieutenant Jean Droit, lorsque ses activités et ses déplacements le lui permettent (il est en passe de se réinstaller dans son pays natal, la France), collabore bien évidemment au Scout par de superbes illustrations et des écrits, pétillants d’humour comme remplis de sagesse. Jean Droit fait toujours partie des B.S.B. mais, en qualité de conseiller technique au niveau national et de Commissaire général tout comme son ancien Scout -Master adjoint Pierre Lepage.Soucieux de la bonne formation des jeunes scouts, Jean Droit préconise que les locaux scouts soient dotés de toute documentation utile au scoutisme et à son organisation et d’une bibliothèque. Dans les livres qu’il écrit pour éduquer les jeunes scouts à la vie en plein air, il aime émailler ses récits d’anecdotes personnelles et évoque parfois sa vie au Front.En juin 1919, paraissent la nouvelle édition du Règlement des Boy-Scouts de Belgique et une brochure destinée aux chefs signée Jean Droit, Du commandement et de son exécution par le scout,… Jean Droit y donne un avis détaillé sur la manière dont un scout ou un groupe de scouts doit se comporter. Il insiste cependant sur le fait qu’un scout est un individu de plein air et qu’il ne faut point abuser de la parade qui n ‘a pas réellement sa place à la campagne ou en forêt.Dans un article paru dans Le Scout du même mois, Jean Droit insiste également sur le caractère simple et pratique que doit avoir l’uniforme scout après avoir été interloqué à la vue d’un uniforme de chef-scout d’opérette avec gallons et étoiles :Ami scout ! Porte gaillardement l’uniforme simple et coquet que le général Baden Powell a créé pour toi. … Si tu veux que ce qui est « soldat » dans ton cœur vibre plus fort et mieux, apprends à connaître ce qu’ont fait pour toi tes Grands frères. Apprends dans ses petits détails l’âme du Jass (celui qui est le vrai !), du Poilu, du Tommy ; apprends d’eux la gaieté devant l’obstacle et la simplicité dans le triomphe. Mais, souris ! Souris comme les Scouts savent sourire, des signes et insignes puérils qui n’ont jamais abusé personne…Cet avis est d’ailleurs partagé par son ancien adjoint Henri Depage qui écrit, entre autres, dans Le Scout de mai-juin 1920 : Les boy-scouts portent un uniforme parce que le costume ordinaire… peu pratique et ne résisterait pas longtemps… exercices de plein air… ; mais là n’est pas la seule raison….il est le signe visible de l’égalité qui règne chez les boy-scouts. Tous les scouts sont frères ; sous l’uniforme, il n’y a plus d’homme de parti ni de classe. Aussi, n’est-ce pas parce que les boy-scouts portent un uniforme, qu’ils doivent jouer au soldat et singer l’armée.Jean Droit réalise également le tout premier calendrier des Boy-Scouts de Belgique. Celui-ci est encarté dans le premier numéro dela revue Le Scout de l‘année et représente un scout allumant un feu sous une marmite portant l’indication 1920 ainsi que quelques animaux.
Du 14 août au 12 septembre 1920, il se tient en France, un camp école de scoutisme mis sur pied par un comité américain. A cette occasion, quatre-vingts tentes sont dressées sur la rive gauche de l’Aisne à six kilomètres au Nord-est de Compiègne. Deux fois cent cinquante jeunes gens, chefs instructeurs français, américains, anglais, canadiens et belges y seront logés deux fois quinze jours. Le camp est dirigé par Lorne W. Barclay, directeur général du département de l’Education des Boy-Scouts of America. Jean Droit s’y rend en qualité de membre de la délégation belge des Boy-Scouts de Belgique. Il n’y restera que quelques jours.Dès cette époque, sa carrière artistique se déroule simultanément en France et en Belgique. Dans son numéro de juin 1922, la revue Le Scout publie un article de Jean Droit. Dans cet article, Loup bavard fait référence à son passage à la direction de la 4e B.S.B. Se représentant sous les traits d’un vieux chef indien donnant des conseils à un jeune chef de patrouille scoute, il écrit que si… un de ses jeunes guerriers ignore une chose qu’il devrait savoir, il (J. Droit) remettrait tous ses Loups- Novices et Vieux-Loups au rang de Pieds-tendres pour les faire à nouveau courir après leurs insignes et badges. Le scout ignorant usurpe la fleur de lys et l’uniforme et manque, à lui-même de franchise…C’est dans le courant de cette même année que Jean Droit devient le principal dessinateur des Eclaireurs de France en lieu et place de Jean Loiseau. En effet, une crise grave s’est produite à la tête du mouvement scout français en 1921. Le président des Eclaireurs de France, Paul Charpentier a été évincé par Georges Bertier. Jean Loiseau, chaud partisan de Charpentier n’a donc plus sa place dans l’équipe rédactionnelle de la revue du mouvement.Quoique résidant dorénavant en France, Jean Droit est nommé membre du comité exécutif en 1924 des Boy-scouts de Belgique. Il fut également Commissaire général aux Routiers, Commissaire à la Formation des Chefs et Commissaire général des Scouts de la Croix-rouge de Belgique.En 1928, il rédige « Le loup bavarde ». Deux autres ouvrages sont en préparation : « La forêt » et « L’aventure de François de Trazegnies, trappeur ». Ce dernier livre ne verra pas le jour. En mai, J. Droit est en couverture de la revue Scout. Il porte une magnifique tenue de chef indien. A partir de novembre, cette même revue publie en épisodes le livre de T.-C. Bridges, La renaissance de Saint-Chad / T. C. Bridge. Les illustrations sont confiées à J. Droit. Chose étrange, la plupart des illustrations sont bâclées.Il faut dire que l’histoire est publiée à raison d’une livraison par mois et que l’emploi du temps de notre illustrateur est vraisemblablement chargé. Ceci est corroboré par le fait que le premier numéro de la revue Scout de 1929 publie un texte de J.Droit intitulé Le nid de ramiers datant de juin 1918.Du 18 au 20 mai, il participe au XIVe champ de mai à Ostende. C’est lui qui s’occupe de l’élaboration des patrouilles. Dans les numéros 6 et 7 de la revue Scout, Jean Droit fait part de ses impressions sur le camp à la demande de son ami C. Picalausa. A cette occasion, il écrit : L’homme ou plutôt l’adolescent n’est pas fait pour vivre comme une statue. L’enfant est mouvement. Il vaut mieux demander à vos patrouilles de courts instants d’immobilité contractée que de les oublier dans une attitude qu’elles sont incapables de conserver longtemps. Cette fois encore, il nous prouve que son approche du scoutisme n’est en aucun cas militaire. Il est à noter qu’un autoportrait de J. Droit orne la couverture de la revue. Cette illustration a la particularité d’avoir été imprimée à l’envers comme l’indique la signature.En août 1930, l’Association des Boy-Scouts de Belgique fête son 20e anniversaire lors de son camp national de Liège. A cette occasion, les Routiers, plutôt individualistes de nature, défilent, groupés pour la première fois, sous la direction de leur Commissaire général Jean Droit devant leur président Pierre Graux et les membres du Conseil général.En février 1931, Jean Droit publie dans la revue Scout une histoire vraie intitulée L’accident dont il est un des protagonistes. Il raconte comment il est venu au secours d’une dame qui s’était cassé une jambe dans une rue de Bruxelles. Cette anecdote se veut édifiante et est adressée aux Routiers. Suivant ses dires, Jean Droit a fait preuve d’un sang-froid certain. Après avoir constaté la fracture et dans l’urgence, il se charge de réduire celle-ci.Durant l’été 1931 ou 1932, il participe au camp - école pour chefs scouts se déroulant au château Morel « La Héronnière » à Boisfort. Le Centre historique belge du Scoutisme de Woluwe-Saint-Lambert possède des photographies prises lors du camp. Sur l’une d’elles, on peut voir Jean Droit, vêtu d’un costume de chef indien et portant une superbe coiffure de plumes, posant près d’un tepee. Un autre document photographique nous le représente assis devant une tente en compagnie de L.C. Picalausa et Pierre Vandervehen.A l’occasion des vacances de Pâques 1935 et suite à la dévaluation du franc belge, Jean Droit et son épouse, accompagné de leur fils Michel visitent la Belgique. Michel est ravi. C’est la première fois qu’il effectue un vrai voyage. Les Droit visitent Anvers, Gand, Bruges, Knokke-le-Zoute et Ostende. Le périple se termine à Bruxelles, Jean Droit devant se rendre dans un camp scout aux environs de Boisfort. Il y emmène son fils. Quoique n’étant pas scout, Michel est autorisé à assister aux activités qui l’intéressent. Là, Jean et Michel Droit rencontrent un scout stagiaire appelé Haroun Tazieff. Celui-ci deviendra par la suite un vulcanologue conférencier célèbre.En juin 1936, la revue de la Croix-Rouge de la Jeunesse de Belgique pour l’enseignement secondaire Servir publie un extrait d’un livre que Jean Droit est en train de rédiger pour les éditions de la Flamme : La maison dans les bois. Il y évoque La Semois,paisible rivière belge. Le livre ne sera jamais publié.Aux environs du 15 août 1939, Jean Droit vient en Belgique participer au camp scout annuel des cadets de la Croix-rouge de Belgique. Il rentre en France le mardi 22. Le 26 août au matin, il est mobilisé et rejoint son affectation à Morschwiller-le-Bas près de Mulhouse. La drôle de guerre commence.Après la fin du second conflit mondial, l’actualité scoute de Jean Droit suit son cours. Dans son numéro d’octobre 1953, la revue Jeunesse Servir fait le compte-rendu de la rencontre internationale de la jeunesse de la Croix-rouge qui s’est tenue à Keerbergen du 30 juillet au 10 août. Les Juniores de 16 pays ont répondus à l’appel. Comme de coutume, Jean Droit est présent. Il s’occupe d’un atelier où, il propose aux participants de nouvelles perspectives de travaux manuels et artistiques destinés à soustraire malades et valétudinaires à la hantise de leurs maux et ainsi participer à l’œuvre si humanitaire du Welfare des Hôpitaux. Il participe également un peu plus tard au camp des chefs à Chevlipon près de Villers-la-Ville. A cette occasion, le campement reçut la visite de chefs des délégations présentes au Centre international d’Etudes de Keerbergen venus terminer là leur séjour en Belgique. Jean Droit est fêté à l’occasion de son anniversaire et il étonne les participants en ouvrant à la hache les petits paquets de souvenirs qui lui sont offerts.Lors du camp annuel des chefs au moulin de Chevlipont en août 1956, Jean Droit et quelques scouts reçoivent, habillés en peaux-rouges, une délégation de la Jeunesse de la Croix-rouge américaine. Ceux-ci se montrèrent enchantés de l’accueil.En août 1961, Jean Droit assiste au camp de formation des chefs scouts des Cadets de la Croix rouge de Belgique au moulin de Chevlipont. Il semble que c’est à cette occasion qu’il est fait chevalier de l’Ordre de Léopold. Lors de ce camp, il reçoit une délégation de l’Association littéraire wallonne de Charleroi et évoque avec émotion son passé courcellois.Gravement malade, Jean Droit décède le 7 décembre 1961
** extrait de : Jean Droit : illustrateur, scout et écrivain : inédit / Luc HEUCHON – Reproductionmême partielle autorisée sous réserve de citer la sourceOuvrages écrits pour la jeunesseAu grand vent. - Courbevoie : Ed. La Flamme, 1935Au grand vent. – Paris : J. Susse, 1946Du commandement et de son exécution par le scout, la patrouille,le peloton, la troupe et le groupe. - Bruxelles : Boy-Scouts de Belgique, 1920Etoile solitaire, guerrier dakota. - Tournai : Casterman, 1944La forêt de chez nous.- Tournai : Casterman, [1946]. – 1 vol. : ill.La forêt de chez-nous. - Tournai : Casterman, 1945. – 2 vol. (95 + 95 p.) : ill.. – (Autour du feu, 3-4)1. Sève. – ill. en N&B + ill. en N&B et vert2. SangForêts légendaires. – Courbevoie : Ed. La Flamme, 1935. – Paris : Susse, 1943Guetteur-traqueur, ami des oiseaux. – Paris : Editions Arma, 1947Le lasso : avec 120 dessins originaux de l’auteur. - Paris : Susse, 1944Lointains : récits / préf. de J.-J. Bousquet. - Paris : Vigot frères, 1925.- Paris : Vigot frères, 1945Le loup bavarde : dessins de l’auteur. – Paris : Alexis Rédier, 1928Les petits animaux des prés et des bois / couverture de Chas Boré ;ill. de l’auteur. – Paris : J. Susse, 1945Vert-bois : travaux manuels en forêt : ill. de plus de 200 croquis,fig. et dessins de l’auteur / préf. de A. Boekholt. - Paris : Les Presses de l’Île de France, 1952
Présentation de l’auteur
Raymond Troye est né à Gouy-lez-Piéton, le 2 juin 1908.
Appelé pour effectuer son service militaire en 1927, Raymond Troye s’engage comme soldat volontaire dans l’Armée belge pour une première période de 2 ans. Il est affecté au 2ème Régiment de Chasseurs à Pied.
Après une série de congés exceptionnels et de rengagements, le sergent Raymond Troye est nommé sous-lieutenant d’infanterie le 26 décembre 1936.
Il prête serment le 4 janvier 1937. Sa fiche matriculaire signale qu’il n’est pas issu de l’Ecole royale militaire. Le 26 décembre 1939, il est nommé lieutenant.
La guerre éclate. La Belgique est envahie. Raymond Troye est cité à l’Ordre du Jour de l’Armée : « Commandant de Compagnie énergique, s’est signalé aux combats de la Lys par son calme, sa belle bravoure et son esprit de sacrifice : le 24 mai 1940, en dirigeant adroitement, au contact étroit de l’ennemi, le repli prescrit de son unité de la position de la Lys sur celle du canal de dérivation : le 25 mai, commandant d’une compagnie de premier échelon soumise dès l’aube à de violents tirs d’artillerie, a contenu l’attaque en front durant toute la journée et empêché le franchissement du canal dans son quartier ; débordé sur sa droite dans l’après-midi, coupé de toute communication avec son commandant de bataillon, a continué la résistance jusqu’à épuisement de ses munitions, son unité ayant livré un dur combat et subi des pertes sensibles ». Il recevra d’ailleurs la Croix de Guerre 1940 avec Palme. Fait prisonnier, Raymond Troye est envoyé dans un camp en Allemagne.
Durant sa captivité, il se consacre à l’écriture. Outre « Meurtre dans un oflag », il écrira « Le pharmacien de Chantenelle » publié en 1947. il écrira également un recueil de poèmes et une pièce de théâtre qui ne furent pas édités.
Rapatrié le 9 juin 1945, il est désigné pour le 1er Centre de Renfort et d’Instruction le 1er octobre. Il est nommé capitaine le 26 mars 1945(sic).
Par la suite, il donnera cours à l’Ecole royale militaire et la Direction de l’Education des Forces Armées publiera sa brochure intitulée « De la tolérance » en 1951. Cette même année, il est promu Capitaine -Commandant.
Raymond Troye est admis à la pension le 1er juillet 1959. Il est décédé en 2003.
Luc Heuchon
Employé de bibliothèque
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